La vidéo montrant Ariana Grande léchant un donut et insultant l’Amérique a secoué les internautes. Voilà la popstar bien mariée face à la polémique, multipliant les excuses envers le pays de Tonton Sam. Mais au fait qui est vraiment celle qu’on surnomme Little Red?

 

Le donut, un boyfriend et le patriotisme

Quand vous cassez le game de l’industrie musicale aux States à tout juste 20 ans en mettant coups sur coups deux albums numéro 1 au Billboard, vous attirez les regards… et les caméras. La jeune Ariana Grande en a récemment fait les frais. Après avoir sorti ses deux premiers disques, Yours Truly et My Everything, sortis respectivement en 2013 et 2014, la jeune fille originaire de Floride s’affirme comme une star en puissance. Elle embraye sur une tournée mondiale en 2015, baptisée Honeymoon Tour, mais sans savoir qu’elle allait percuter l’obstacle #Donutgate de plein fouet en chemin. Pendant que son ami, et accessoirement danseur, commande des donuts, Ari, visiblement impatiente, décide de subtilement lécher la sucrerie préférée d’Homer Simpson. Discrètement pense-t-elle. Sans savoir que la caméra de surveillance la filme et qu’un petit malin va filer la vidéo à TMZ, site spécialisé sur les people. Il n’en faut pas plus pour que le web s’enflamme (une fois de plus). Mais plus que le donut léché, ce sont les propos tenus ultérieurement par Ariana qui choquent : « je hais l’Amérique, je hais les américains ». Haro d’insultes, des menaces de désabonnements sur les réseaux sociaux fusent tandis que les networks américains se délectent du #Donutgate. Ces génies de Fox News, par l’intermédiaire de Laura Ingraham, traitent Ariana Grande de « estupida ». Pensant que le nom de famille Grande est à consonance hispanique, la présentatrice joue la maligne en employant le terme espagnol. Sauf que la starlette est d’ascendance italienne. C’est ballot.

 

 

 

Depuis que l’affaire a éclaté, Ariana Grande tente de calmer les esprits. Riri est même allé jusqu’à dire qu’elle se « dégoûtait elle-même». Après avoir déclarer qu’elle était « fière d’être américaine », elle explique aussi que : « Ce que j’ai dit était dans le cadre d’un échange privé avec un ami qui achetait des beignets, cela a été sorti de son contexte ». En réalité, Ariana Grande explique que la private joke avec son ami visait à rendre les Américains « plus exigeants avec l’industrie agro-alimentaire ». Le communiqué, diffusé sur les réseaux sociaux de la chanteuse, nous apprend qu’elle est « extrêmement fière d’être américaine », d’où l’agacement de la jeune végétalienne que « les Etats-Unis soit l’un des pays avec le taux d’obésité le plus élevé dans le monde ». Voilà ce qu’on appelle un patriotisme sain.

 

Ariana, une grande chanteuse ?

 

Il faut dire que l’ancienne actrice de la série Victorious n’est pas nouvelle dans l’engagement humanitaire. En 2003, elle chante dans le groupe Kids Who Care dont le but est de récolter des fonds pour des associations. Le groupe récolte en 2007 la bagatelle de 500 000 euros. Un an plus tard, elle participe à la comédie musicale 13 à Broadway et se fait remarquer en remportant un prix pour sa performance dans la pièce.

 

Ces deux albums, nommés aux Grammy Awards, n’obtiennent cependant pas la tant désirée récompense qui aurait salué le mélange pop/R’n’B s’inspirant de Donna Summer, Amy Whinehouse ou Mariah Carey. Comparée à cette dernière, Grande trouve la comparaison « stupide » : « nous n’avons pas le même timbre de voix ». On trouve que que la jeune artiste se rapprocherait plus de Nelly Furtado. Amie et proche de Miley Cyrus – cette dernière aurait écrit une chanson pour Grande après avoir pensé à elle dans sa salle de bain – Ariana pense que sa musique est suffisamment « mature » pour ne pas chercher à casser son image en prenant un virage twerk comme l’ancienne Hannah Montana. Et puis il faut dire que le twerk ne collerait pas trop avec la nouvelle vie spirituelle de la starlette, récemment devenue adepte de la Kabbale (branche ésotérique du judaïsme) pour soutenir son demi-frère Frankie, récemment rejeté de l’église catholique en raison de son homosexualité. Niveau solidarité, l’actice Susan Sarandon n’est pas mal non plus. Pour défendre Grande, elle n’a pas hésité à employer les grands mots sur Twitter : « je suggère que vous tapiez sur Google Roundup, Monsanto et OGM et d’être contre quelque chose de vraiment menaçant ». On a vérifié et ça craint plus qu’une jeune fille léchant un beignet.

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