(Crédit : Brendan Smialowski / AFP)

Une nouvelle étape a été franchie aujourd’hui par Donald Trump dans la relation à distance qu’il bâtit jour après jour avec le dirigeant de la Corée du Nord. Selon des déclarations rapportées par l’agence Reuters, le candidat aux élections présidentielles américaines aurait en effet pour objectif de renouer le dialogue avec Kim-Jong-Un.

(Crédit : Brendan Smialowski / AFP)
(Crédit : Brendan Smialowski / AFP)

En janvier dernier, Donald Trump s’était déjà émerveillé devant la personnalité de Kim-Jong-Un. Celui-ci avait beau être, selon ses dires, un maniaque, il n’en demeurait pas moins impressionnant d’autorité :

 

« Combien de jeunes hommes – il devait avoir 25 ou 26 ans lorsque son père est mort (28, ndlr) – auraient été capables de s’imposer devant les généraux ? C’est assez fou d’y penser. Comment arrive-t-il à faire cela? »

 

Dans le prolongement de cet éblouissement, que sa rivale Hilary Clinton décrivait comme une « étrange fascination », Donald Trump a dernièrement émis le souhait de rétablir le dialogue avec la Corée du Nord et son dirigeant : « Je lui parlerais. Lui parler ne me poserait aucun problème ».

Son objectif, relativement louable, est de forcer la Corée du Nord à abandonner son programme nucléaire. Pour ce faire, il juge nécessaire de renouer le dialogue avec Kim-Jong-Un et de se servir du pouvoir des Etats-Unis sur la Chine (sic !) afin d’utiliser cette dernière comme moyen de pression à l’occasion d’éventuelles négociations avec la Corée du Nord.

Pour rappel, les relations entre Etats-Unis et Corée du Nord sont extrêmement tendues depuis la fin de la guerre de Corée (1950-1953). Une tension accrue par l’enlèvement de deux journalistes américaines en 2009 (relâchées depuis), et les multiples radar d’alertes déployés par les Etats-Unis non loin du pays. Si l’apaisement semble a priori être une idée intéressante, il est beaucoup moins sûr que la Chine accepte aussi facilement de se prêter au jeu.

 

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