Bande-originale de la comédie musicale Bob l’Eponge et, surtout, nouvel album (son vingt-cinquième), révolution permanente, plaisir constant : David Bowie l’omnipotent est de retour pour faire de l’année 2016 la sienne. Comme toutes les années qui ont suivi sa naissance. Et toutes celles qui précéderont la fin du monde.

 

Miroir, mon beau miroir, qui fera l'année 2016 ?
Miroir, mon beau miroir, qui fera l’année 2016 ?

 

Il faudrait plus d’une vie pour s’épancher sur l’œuvre de David Robert Jones, aka David Bowie, aka Dieu. Dans un monde en pleine tempête, il existe toujours un roc auquel s’accrocher. Cette année, il s’agit de Blackstar. Haters et fanatiques se réuniront cette année autour de ★, vingt-cinquième album studio du maître. Mais ce dernier devrait emporter plus d’adhésion que son précédent, Where Are We Now ? sorti en 2013.

 

Pour ce disque, le chanteur anglais se serait inspiré de Kendrick Lamar, l’homme qui a troublé l’année 2015. Un compliment inespéré pour ce rappeur indépendant de Compton. Dans un genre différent, et avec tout le respect que l’on a pour Kendrick, il ne fait aucun doute que David Bowie connaîtra un succès encore plus important. Seul bémol, l’artiste refuse toujours de remonter sur scène.

 

 

Les sept titres qui composent Blackstar sont d’une richesse que beaucoup d’artistes n’atteindront jamais en toute une discographie. I Can’t Give Everything Away conclue cet album de la plus belle des manières. Des samples de ses précédents albums, un solo légendaire, et une voix qui vous hantera jusque dans vos urnes funéraires. La recette est simple. D’emblée, David ne laisse aucune chance à la concurrence. Il n’en a pas. Les multiples classements des meilleurs albums de 2016 connaissent déjà leur numéro 1. Et s’il en était de même pour ceux de la décennie ?

 

Pionnier de la musique moderne, vintage, passée, dépassée, surpassée, Bowie est aussi un homme de cinéma et de théâtre. Il avait clôturé l’année sur un superbe clip pour Blackstar, il a commencé cette année avec un autre clip, superbe également, pour Lazarus. Ladite chanson servira également de bande son à l’adaptation théâtrale du film L’homme qui venait d’ailleurs (film sorti en 1976 dans lequel il occupait le rôle principal). D’autres inédits devraient apparaître dans cette pièce.

 

David Bowie et Bob l’éponge, amour improbable

 

Bien des musiciens (Bénabar ?) se contenteraient d’une telle année 2016 en guise de carrière. Mais David Bowie est un surhomme, un homme qui venait d’ailleurs. Il travaille actuellement sur la bande originale de la comédie musicale de Bob L’éponge. Après avoir donné sa voix au téléfilm Bob l’éponge et l’amulette de l’Atlantis, après avoir envisagé la vie sur mars, David s’attaque donc à l’univers des fonds-marins. Un choix que Barack Obama valide déjà, celui-ci comptant parmi les plus grands fans du personnage spongieux.

 

Les rumeurs vont bon train sur la signification de Blackstar qui, selon un de ses collaborateurs, fait référence à l’Etat Islamique. Une allusion que son producteur et proche ami Visconti ignore. Voilà de quoi alimenter quelques débats pour cette année à venir. Nul doute que les experts auto-proclamés (Bénabar ?) décortiqueront mieux que nous les lyrics du maestro. Et si Bikini Bottom était en fait…? Non rien.

 

Pas une année ne s’écoule, ni même une nuit lorsque l’on aperçoit mars dans le ciel, sans que l’on ne pense à David Bowie. Soixante-neuf ans de génie plus tard, le prophète – ou dieu – est toujours parmi nous.  Plus que jamais. Joyeux anniversaire, David. Merci.

1 COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE