On en a soupé du duel Messi/Ronaldo, le prodige Neymar vient pour bousculer la hiérarchie. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est juste une évidence.

 

 

NEY

 

8 juillet 2014, le Brésil se fait humilier par l’Allemagne en demi-finale de Coupe du Monde (7-1). Neymar, blessé et impuissant ne peut que constater les dégâts. Beaucoup de brésiliens comme Thiago Silva (lui aussi hors du terrain ce jour-là) ou David Luiz ont mis du temps à surmonter ce traumatisme, mais pas Neymar. Très vite, l’ancienne idole de Santos s’adapte au football européen et vole au dessus des stats avec 22 buts en 33 matchs de Liga (lors de la saison 2014/2015). En plus d’être fort sur le terrain, il a l’intelligence de s’effacer pour ne pas vexer l’égo de l’immense Lionel Messi (ou l’immense égo de Lionel Messi, au choix). Car qui se frotte avec le lutin argentin y laisse ses crampons aux vestiaires. Zlatan Ibrahimovic ou Yaya Touré peuvent en témoigner. Les matchs de liga passent et le « Ney », comme on l’appel au pays de Gustavo Lima ( oui j’ai des références en béton … ), devient de plus en plus important, au point de mériter les éloges de Messi lui-même (« Neymar est le meilleur joueur du Barca à l’heure actuelle »). Classe. Avec l’arrivée ( certes tardive) de Luis Suarez, Neymar n’est plus le petit bébé du Camp Nou mais devient le grand joueur que les socios attendaient. A eux trois ils forment la « MSN » et rament moins que l’ancêtre de facebook qui porte le même nom.. C’est ce même trio Messi-Suarez-Neymar qui emmène le Barca en finale pour gagner sa cinquième Ligue des Champions. Avec une mention spéciale pour le Brésilien, co-meilleur buteur de la compétition avec les ogres CR7 et Messi. A seulement 23 ans, donc. Costaud, le maigrichon.

 

Il s’invite dans les finalistes du ballon d’or

 

La C1 est le premier grand trophée européen pour Neymar, qui, à l’inverse de Lucas (et surtout Denilson, à qui les sceptiques n’ont cessé de le comparer), a su s’adapter à ce football européen si hostile aux footballeurs sud-américains. Il s’y plait tellement, que le bougre a déjà rafflé une Liga, une Coupe du Roi, et une Supercoupe d’Europe (bien que pas dans le groupe pour cause de blessure) et un championnat du monde des clubs avec son Barça. Mais là où l’on attend désormais l’ex joueur de Santos c’est, ce fameux ballon d’or. Disputé depuis 2008 entre Ronaldo et Messi, Neymar est l’invité pas du tout surprise voir même serieux de ce bal à trois. Mon petit doigt me dit que la seconde place voire le graal pourrait bien tomber pour le numéro 11 du FCB. Non messieurs, je ne suis pas presomptieux, non je ne suis pas fou, mais avangardiste. Neymar c’est le futur. Le Turfu, comme dirait l’autre. Le mec à tout, il est fort sur le terrain, les adolescentes pré-pubères l’adorent et il gère sa communication comme un chef. Bon par contre son oseille c’est un autre problème, mais Neymar c’est le football 2.0, les amis.

 

Neymar-messi
LA PAIRE, Y EN A PAS DEUX

 

Après les disciples de C. Ronaldo, Les Neymaristes prendront les pouvoirs des « city stades »

 

Vous verrez que, comme après le ballon d’or de Ronaldinho où tout le monde jouait au foot en sortant les dents et en essayant des dribbles chaloupés, après celui de CR7 dont les groupies portaient des crêtes au gel et conduisaient la belle le buste droit, une nouvelle forme de joueur, les Neymaristes, vont prendre le pouvoir. Ces joueurs se pensant techniques en tentant des contrôles acrobatiques et jouant en toute décontraction vont illuminer vos parties de foot entre pote… ou vous donner envie de leur mettre une tarte dans la gueule. En tout cas vous l’aurez lu en premier ici. Blague à part, l’enfant de Santos sera le joueur à suivre en cette année 2016 et, malgré cette année d’Euro, 2016 sera l’année du « Ney ». Comme les suivantes, en fait. A moins qu’un autre extraterrastre ne s’écrase sur la planète football. Ou que l’international auriverde adopte le train de vie de Ronaldinho.

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