Au cours d’une récente interview accordée à la chaine d’information CNN, Julian Assange s’est montré très menaçant à l‘encontre de la candidate démocrate Hilary Clinton, qui souhaite devenir la première femme présidente des Etats-Unis… Mais que lui réserve-t-il? 

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Ce que dit Assange dans cette interview

Au cours de cette interview, le fondateur de Wikileaks, réfugié depuis 2012 dans l’ambassade Équatorienne au Royaume-Uni sous entend que la principale rivale de Trump est loin d’être « blanche comme neige » et menace de divulguer sa« face cachée » au moment le plus opportun de sa campagne. La course à la maison blanche est semée d’embûches et l’obstacle que pourrait représenter Julian Assange n’est pas des moindres, pour Hilary Clinton.

Révélé au grand public par ses révélations dans Wikileaks, l’Australien n’a de cessé de gagner en notoriété et fait de chacune de ses déclarations publiques, des bombes médiatiques. Une nouvelle révélation sur la candidate démocrate pourrait bien signer la fin de sa course présidentielle, ou du moins y nuire fortement.

Cette interview d’Assange survient alors qu’Hilary Clinton n’a de cesse de lisser son image auprès du grand public dans le but de rafler le maximum de votes en faisant notamment intervenir des célébrités  américaines de divers secteurs artistiques (musique, cinéma…) pour vanter l’impact qu’elle aura sur la société américaine si elle devient Présidente des États-Unis. Le dernier coup de maître en date de la candidate démocrate: Michelle Obama. L’actuelle très charismatique première dame des États-Unis a prononcé, il y a quelques semaines un discours poignant pour soutenir sa candidature permettant à cette dernière de monter dans les sondages, intervention de Mme Obama qui pourrait être vite oubliée du grand public pour s’intéresser aux fameuses révélations que promet Assange, motivé par des raisons personnelles, sur la candidate démocrate.

Vengeance ?

 

Il est important de rappeler, qu’Hilary Clinton était d’accord pour mener des poursuites contre Wikileaks après leurs déclarations chocs et la divulgation de documents confidentiels de l’armée américaine, dès 2006, qui ont fait trembler les plus grandes institutions politico-économiques américaines et semé de vives tensions diplomatiques avec les « alliés » et partenaires commerciaux du pays.

Assange a confié au cours d’une interview en juin dernier à Britain ITV  qu’elle a « soutenu les poursuites lancées contre Wikileaks. Nous la voyons donc comme une partie du problème de la liberté de la presse en général».

Aujourd’hui, c’est avec le sourire en coin et un calme impérial que Julian Assange menace la candidate démocrate. « Nous avons beaucoup d’informations, nous pensons donc les étaler à différentes occasions au fur et à mesure que nous serons prêts à les publier. »

Il est important de souligner que très récemment, Wikileaks avait divulgué pas moins de 20 000 mails internes de la campagne démocrate peu de temps avant l’ouverture de sa convention en juillet dernier. L’ennemi public des Etats-Unis est donc loin d’en être à son coup d’essai.

 

Assange, stratège ?  

 

Les médias de tous bords s’en donnent à cœur joie pour fustiger Assange, vilipendant ce dernier de soutenir indirectement la candidature de Trump, qui se révèle être aux antipodes des valeurs défendues par Wikileaks. Julian Assange serait-il prêt à sacrifier Hilary Clinton par vengeance pour lui faire payer les poursuites qu’elle a encouragé à l’encontre de Wikileaks, protégeant ainsi involontairement les intérêts de Trump ou comme on le lit beaucoup depuis quelques jours, Julian Assange agirait-il pour le compte de la Russie, mettant ainsi de côté sa morale pourtant à l’origine même de son projet Wikileaks?

 

Or, on ne peut s’empêcher de se demander si cela n’est pas une stratégie du virtuose de l’informatique pour quitter une ambassade dans laquelle il est reclus depuis maintenant quatre ans, sans être inquiété par les Etats-Unis ? En effet, Hilary Clinton est clairement la grande favorite pour briguer un mandat à la maison blanche face à un Trump qui chaque jour ne fait que creuser le fossé entre lui et la Maison blanche avec ses déclarations polémiques, incontrôlables, sexistes, xénophobes et toujours plus racistes les unes que les autres, le rendant plus antipathique qu’il ne l’était initialement.

 

Menacer Hilary Clinton pourrait permettre d’engager des négociations entre la future présidente des Etats-Unis et le fondateur même de Wikileaks pour que ce dernier ne soit plus inquiété par une extradition vers les Etats-Unis dans le but d’être jugé pour ses révélations chocs et la fuite d’un peu plus d’1 million de documents classés « secret défense » par les Etats-Unis en échange de son silence sur la candidate démocrate. Il s’agirait là d’un coup de maître…

 

 

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