Impossible de comprendre qui est le sulfureux et ambitieux Olivier Rousteing sans porter un regard sur le monde dans lequel on vit. Aujourd’hui, Skyzo vous propose à travers une petite chronologie de dresser le portrait de ce génie créatif de la génération Y.

 

La Modernité

Né sous X et adopté par une famille bordelaise, Olivier Rousteing est un élève brillant : il obtient son bac avec deux ans d’avance. Quand Ruquier lui demande quelles sont les raisons expliquant sa précocité, il fait le lien avec sa couleur de peau. Adopté à Bordeaux, il n’a qu’une peur en se levant le matin ; celle de retourner à l’orphelinat.

A 18 ans, diplômé de l’ESMOD, il quitte Paris pour l’Italie et fait le « garçon d’image » les week-ends pour financer ses stages dans l’industrie de la mode. C’est à Rome que Roberto Cavalli donne sa chance au jeune styliste. Il est débauché par Balmain en 2009 et devient, deux ans plus tard, à 25 ans, le premier directeur artistique « black » d’une maison de couture.

Salut, je suis le boss du style-game
« Hi, my name is boss, boss du style-game. »

En février 2015, Olivier Roustaing offre sa première mise à nu en posant en couverture de Têtu. Un acte fort, que le jeune homme assume. Oui c’est osé, mais non il ne se justifiera pas. Photogénique, le jeune frenchy est le Best Buddy d’Hollywood, comme il le prouve quotidiennement en alimentant son compte Instagram suivi par 3,8 millions de personnes. Un univers voluptueux et épicurien qui l’inspire, qu’il défend et revendique.

Couverture pour Têtu - Mars 2015
Couverture pour Têtu – Mars 2015

Avec Olivier Rousteing, le luxe n’a plus de code

Dans l’émission « On n’est pas couché » il persiste et signe : Kim Kardashian est bien l’incarnation du chic aujourd’hui. Par ailleurs, avec sa collection capsule pour NikeLab, il prouve que sport et glamour ne sont pas antinomiques. Lors d’une récente interview accordée à Elle.fr pour la sortie de sa collection, il déclare vouloir proposer une ligne de t-shirt et des jeans griffés Balmain à moins de 500 € disponible uniquement en ligne. Un cadeau pour la « nouvelle génération du clic », toujours plus impatiente et à qui il s’identifie très fortement.

Mais le talentueux créateur prend la mesure d’une telle décision stratégique pour une maison de couture. L’enjeu est de taille pour Balmain. S’il est parvenu à moderniser la marque, en lui offrant une deuxième jeunesse luxurieuse et sensuelle, les clients les plus fidèles doivent pouvoir continuer de s’y identifier.

Ce génie que le 2.0 rend plus accessible, entend bien jouer de toute son influence pour casser les codes et les réinventer. Fier de son parcours, à l’aise avec son identité et sa génération, le trentenaire est un travailleur acharné, qui a su s’entourer des plus talentueux. C’est aux États-Unis qu’il se sent chez lui, la fausse pudeur, les codes français semblent bien trop embarrassants et bloquants pour l’artiste au franc parlé. S’il peut faire jaser et facilement irriter, d’aucun ne dirait d’Olivier Roustaing qu’il a démérité.

 

 

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