Cette saison de NBA ressemble et diffère à la fois des autres saisons qu’on a pu connaître ses dernières années. Certaines équipes se sont révélées, d’autres se sont accrochées. Pour autant en finale NBA, on risque bien de retrouver les deux finalistes de 2016. Pas les mêmes causes, mais les mêmes effets.

Une saison régulière de record

Cette saison d’avant playoffs aura été marquée de son empreinte par un homme, probablement futur MVP de la saison régulière avec un record aussi inimaginable que la victoire qualificative du FC Barcelone en Ligue des Champions face au PSG. Russel Westbrook a tout simplement été exceptionnel avec ces 42 triple-doubles. Il efface ainsi le précédent record qui appartenait à l’illustre Oscar Robinson. Le Marsupilami (surnom donné par Jacques Monclar) a qualifié son équipe en Playoffs. Malheureusement, Russel Westbrook verra sur son chemin dès le premier tour de playoffs l’équipe des Houston Rockets avec à la mène El Barbudo, James Harden. Replacé en meneur cette saison, Harden fait d’un point de vu statistique la meilleure saison de sa carrière avec lui également un nombre de triple-doubles affolant. Houston réalisera d’ailleurs une saison régulière de très haut niveau avec un Clint Capela et Éric Gordon à un excellent niveau.
Les Spurs continuent à être l’équipe rouleau compresseur des années passées et cela sans son Big Three. Tim Duncan ayant pris sa retraite, Tony Parker et Manu Ginobili se retrouvant dorénavant davantage sur le banc, c’est Kawhi Leonard qui assure le rôle de Franchise Player.

Après avoir éliminé les Rockets en 1/2 finale de la conférence Ouest, l’équipe de San Antonio se retrouve en finale  face à l’armada des Warriors de Golden State. Kevin Durant, Steph Curry, Klay Thompson et encore Draymond Green feront tout pour faire mieux que la saison passée et donc récupérer leur titre en NBA Final. Pour l’instant, Kevin Durant et son équipe mène 3 à 0, ceci face à des Spurs diminués avec la blessure malheureuse de Leonard lors du premier match.


Dans la conférence Est, la saison régulière a réservée une petite surprise. En effet, les Celtics ont terminés en tête de la conférence avec l’aide de Cavaliers catastrophiques en fin de saison. Boston qui aura réalisé de très bonnes performances avec des victoires de prestiges face à des grosses équipes de l’ouest et une victoire face au Cavaliers en fin de saison, se voit affronter ces mêmes Cavaliers en finale de la conférence Est.

Des Cavaliers qui dès la fin de la saison régulière se sont activés en mode playoffs. Et cela s’est vu avec deux swipes face à Indiana puis face à Toronto. À l’heure actuelle, les Cavaliers mènent 2 à 0 dans cette finale à l’est.

Les Raptors, après leur première finale de conférence l’année dernière, auront déçus cette saison. Des victoires essentiellement acquises face aux équipes plus faibles de la ligue, dans les gros matchs les gars from the 6, n’auront pas été à la hauteur. De Rozan ainsi que Lowry iront peut être voir ailleurs pendant l’intersaison…

Les Wizards de Washington auront réalisés une deuxième partie de saison régulière de haute volée avec un John Wall en feu, qui n’est pas loin d’être un MVP en force cette saison sans la présence des deux monstres RW et JH à l’ouest.

Tout cela pour dire que la saison régulière aura réservé son lot de records et de surprises. Pour autant, et ceci n’engage que son auteur, la NBA Final verra opposer les deux équipes finalistes de la saison dernière déjà….

Les Cavaliers peuvent et vont le refaire
Partant du principe que les Cavaliers et les Warriors se qualifient pour la finale NBA, la question est de savoir si les Cavaliers vont réussir une nouvelle fois à dominer l’armada de Golden State. Tout porte à croire que c’est possible.


Tout d’abord, les Cavaliers se sont mis en mode playoffs. Chaque joueur connaît son rôle dans l’effectif ainsi que sur le parquet et ceci est mené à la baguette par un LeBron James des meilleures années.

Une défense davantage agressive avec le retour à leur meilleur niveau de Tristan Thompson, JR Smith ou encore Iman Shumpert. La bataille des rebonds aussi est de nouveau gagné par les Cavaliers avec en pôle position Tristan Thompson et Kevin Love qui redevient le joueur qu’on a connu du côté de Minnesota. Défensivement encore friable, l’apport de Love se fait de l’autre côté du parquet avec une facilité dans le un contre un dos au panier et une adresse retrouvée à 3 points. Kyrie Irving, quant à lui, continue avec LeBron de partager la mène, ce qui lui permet de davantage scorer, d’être davantage libre et d’avoir de meilleurs positions de shoots. On a pu voir la saison dernière qu’un Kyrie Irving au meilleur niveau est difficilement égalable.


LeBron James n’est plus à présenter, le MVP des Finals 2016 est sur la continuité de ses performances des playoffs de la saison dernière. Plus de 30 points inscrits ces 8 derniers matchs, son impact dans le jeu des Cavaliers n’a jamais été aussi flagrant. Capable de shooter dernière la ligne, de mener des actions en solo, son apport est devenu davantage collectif avec une moyenne de passe décisive en forte hausse. De plus, le recrutement des Cavaliers s’est fait autour de ses qualités. Sa faculté à attaquer la planche et à resserrer les défenses est une aubaine pour les recrues comme Channing Frye et surtout Kyle Korver.

Cette équipe taillée autour de son leader et avec le retour de certains joueurs à leur meilleur niveau est capable de mettre à mal les galactiques de Golden State, qui ont vu rejoindre dans leur rang un atout majeur, KD35.

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Manie aussi bien le ballon (quelqu'en soit la forme) que les mots ... tout ça dans un ordre très incertain

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