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C’est en faisant le choix pour la première fois depuis 1979, de ne pas mettre en application son précieux droit de veto à une résolution condamnant la colonisation israélienne en Cisjordanie que le président sortant des USA, Barak Obama a provoqué la fureur de Netanyahou. Ainsi, si Obama offre aux Palestiniens une victoire diplomatique hautement symbolique qui redonne un nouveau souffle au combat du peuple Palestinien mais aussi aux nombreux soutients que compte les Palestiniens à travers le monde pour faire cesser les injustices subies infligées par l’État Hébreu.

L’absention des USA  

Obama va réaliser un coup de mâitre en s’abstenant Vendredi alors qu’il avait toujours soutenu Israël jusqu’ici. 14 autres membres du Conseil ont voté en faveur de ce texte initialement proposé par l’Egypte qui exhorte Israël de cesser son projet colonial.
La réaction tant attentue est arrivée dans la foulée : « Israël rejette cette résolution anti-israélienne honteuse des Nations unies et ne s’y conformera pas » ont vivement réagis par communiqué les services du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Nabil Abou Roudeina, porte-parole de la présidence palestinienne a déclaré concernant cette résolution que c’était « une condamnation internationale unanime de la colonisation et d’un fort soutien à une solution à deux Etats ».Le vote du texte, initialement prévu jeudi avait été reporté à Vendredi sous la pression de Trump. Celui s’est empressé de rassurer ses alliés pro-israéliens après l’adoption du texte en déclarant sur son compte Twitter: « Les choses seront différentes à l’ONU après le 20 janvier »

Les vives représailles 
Après que le Caire ait tourné le dos à Israël, ce sont quatre pays (Nouvelle-Zélande, la Malaisie, le Sénégal et le Venezuela) qui avaient finalement obtenu qu’un vote soit organisé vendredi. Seuls le Sénégal et la Nouvelle-Zélande ont subis les foudres du Premier Ministre coléreux Israëlien Beyamin Netanyahu.  Ce dernier a annoncé le rappel « immédiat » de ses ambassadeurs en Nouvelle-Zélande et au Sénégal ainsi que décrété l’annulation immédiate de tous les programmes d’aide au Sénégal.

Le ministre néo-zélandais des Affaires étrangères Murray McCully a expliqué que la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU condamnant les colonies israéliennes n’aurait pas dû surprendre l’Etat juif : « Nous avons été transparents sur notre opinion que le (Conseil de sécurité) devrait faire plus pour soutenir le processus de paix au Proche-Orient »

La résolution votée vendredi fait échos aux incessantes réclamation de l’ONU à savoir de  « cesser immédiatement et complètement toute activité de colonisation en territoire palestinien occupé, dont Jérusalem-Est », affirmant par ailleurs que les colonies israéliennes sont illégales constituant un véritable frein au processus de paix. Cette colonisation est vue comme un frein majeur au processus de paix dans le sens où les constructions israéliennes sont effectuées sur des terres qui pourraient appartenir à un futur Etat Palestinien. Ce processus de construction illégal qui démontre ainsi clairement la volonté du gouvernement israëlien de saboter l’idée d’un futur État Palestinien.

Un geste fort 

L’ambassadrice américaine aux Nations unies Samantha Power après le vote a été accueillie par des applaudissements, elle déclare dans la foulée « On ne peut en même temps défendre l’expansion des colonies israéliennes et une solution à deux Etats », ce qu’à toujours fait Benjamin Netanyahu.

L’administration Obama avait mis son veto à une résolution du même genre en 2011. Mais cinq ans plus tard, Obama qui entretient des relations exécrables avec M. Netanyahu laissaot craindre ce type de revirement.

Obama n’a plus rien à « perdre » et c’est ce qu’il démontre dans son d’abstention durant le vote faisant taire son droit de veto. Celui qui était jusqu’alors « pieds et poings liés » va juste avant de passer le relais à Trump, adresser en quelque sorte un message de soutient au peuple Palestinien.

La tentative israëlienne infructueuse

« Quand ils ont eu connaissance du fait que (l’administration Obama) ne mettrait pas son veto à cette résolution, des responsables israéliens ont pris contact avec des membres de l’équipe de transition de M. Trump pour demander l’aide du président élu », a rapporté à l’AFP selon les propos d’un responsable israélien sous couvert d’anonymat. C’est pour cela que le vote avait été reporté en première instance avant que les pays se battent pour mener à terme ce dernier. La tentative de sabotage du vote a échoué.

Les Nations unies ont toujours considéré comme illégale au regard du droit international et n’ont eu de cesse de le rappeler à Israël cela. Cependant, Israël n’a jamais tenu compte d’aucunes de ces brimades et n’a eu de cesse de s’étendre de jours en jours sur les territoires occupés.

Une première victoire

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a salué vendredi l’adoption de la résolution 2334.

Les Etats-Unis avaient jusqu’ici usé de leur droit de veto trente fois pour bloquer des résolutions en faveur des Palestiniens, selon l’organisation Security Council Report.

Déjà en 1979, le Conseil de sécurité avait adopté la résolution 446, considérant comme illégale et comme un obstacle à la paix l’établissement de colonies dans les Territoires palestiniens par Israël. A l’époque déjà, les Etats-Unis s’étaient abstenus

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