Comme le dirait Freddy Mercury, show must go on, et les acteurs de notre Ligue 1 ont bien fait de le suivre ce week-end. Une semaine après les attentats qui ont frappé Paris, la France du football s’est relevée et a rendu d’émouvants hommages à la capitale. Puis vint le jeu. Episode 14.

 

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HOMMAGE

 

Tout commence vendredi avec l’OL de Jean-Mimi, en déplacement à Nice chez son ami Claude Puel. Et c’est cul nu que les Lyonnais sont rentrés dans la capitale des gones, défaite 3-0. On va peut-être dire que je m’acharne mais Mapou Yanga M’biwa a eu 1 de moyenne sur ce match (note officielle de l’Equipe, eh ouais), c’est un peu le segpa de l’équipe ce mec. Côté football, donc côté niçois, on retiendra encore la belle prestation de l’immense Valère « Je te survivrai » Germain, ainsi que Jean-Michael Seri qui s’affirme de journée en journée comme la révélation de l’année. A surveiller lors de la prochaine cérémonie des Césars. En plus de plonger les Lyonnais dans la tourmente, les aiglons reviennent à un point de la seconde place à la faveur de ce succès implacable. Les coéquipiers de Lacazette, eux, donnent encore plus le champs libre aux parisiens dans ce championnat. La crise de novembre a changé de camp.

 

Un PSG Mitterrand, la force tranquille.

 

Cette passe décisive de l’OL devant le but vide, le PSG ne s’est pas privé de la concrétiser. Particulièrement touchés au vu du contexte, les coéquipiers de Blaise « Balaise » Matuidi ont fait le taff. Privés de pas mal de joueurs (Verratti, David Luiz, Pastore, Lavezzi et Di Maria), ils ont sereinement ont évité le piège lorientais. Grâce à des buts de Ongenda (le genre de mec que tu mets dans ta partie FIFA pour déconner) et Matuidi, les Parisiens l’emportent 2-1. Oui, 2-1. Car à Lorient, un homme marche sur l’eau c’est Benjamin « Jésus » Moukandjo, auteur de son dixième but de la saison, ce qui fait de lui le meilleur buteur du championnat. El artillero. El pichichi. Ce sont sans doute mes origines camerounaises qui remontent mais… Cœur avec les doigts, Benji !

 

Ajaccio mets les Gaz 

 

L’autre équipe qui mérite un gros cœur, c’est le Gazélec Ajaccio. Quatrième victoire consécutive, la deuxième de suite à l’extérieur et qui plus est dans un derby face au SC Bastia. Les coéquipiers de Jacques Zoua (décidemment le mec ne cite que des Camerounais #Comunautarisme) sont calés sur le même rythme de croisière que les Parisiens en ce moment. Mais quand on prend du retard, ça change un peu la donne. Cette équipe composée de vieux de la vielle comme Jérémy Bréchet, Kader Mangane ou Grégory Pujol aurait bien pu jouer avec toi en FSGT le dimanche matin. Mais que nenni, ils sortent le « Gaz » du flou et les ramènent à trois points de l’OM.

 

Marseille stop l’hémorragie

 

Eh oui parce que pendant le Gazélec gagnait, lors des semaines précédentes, l’OM perdait. Mais les soldats de Michel ont fini par stopper l’hémorragie hier soir au chaudron. Face ce bon vieux Saint-Etienne aka le sparring partner des gros clubs de Ligue 1. Comme face au PSG ou l’OL, l’ASSE s’incline face à un gros sans mettre le moindre but. L’OM de Michel ( et Michy) gagne sans forcément briller, mais pour le moment l’urgence est de prendre les points. Un peu comme un mec en boite qui ne veut pas rentrer seul au point de choper la nana la plus dégueulasse du coin. Mention spéciale pour Monsieur Lassana Diarra, endeuillé après le drame du 13 novembre, et auteur d’une très belle prestation. Respect. Grand respect, même.

 

A part ça, Reims a rebouché le champagne et Montpellier respire la victoire (3-1). Guingamp enfonce encore plus Ahamada et les Toulousains qui sont à l’heure pour prendre l’Airbus en direction de la Ligue 2 (2-0). Monaco tapis dans l’ombre s’approche du podium (Victoire 1-0 contre Nantes). Un bon 0-0 entre Caen et Angers (on dirait une vanne mais non). Du spectacle au Roazhon Park (ça non plus c’est pas une vanne), match de dingue de Rennes (2-2) face à Bordeaux. Troyes et Lille piétinent, le genre de match « Sepp Blatter si je tombe tu tombes avec moi ».

 

Allez c’est tout pour ce week-end et je trouve que c’est déjà bien assez.

 

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