Lauren Paganelli, lors de sa mythique interview de Mario Balotelli
Le 30 septembre, c’est la journée de la traduction. Un domaine dans lequel, nous, Français, avons du mal à briller. Et ça s’est très souvent vérifié dans le monde du journalisme sportif.

Laurent Paganelli

Le maître incontestable du game de la traduction à la française, c’est lui. Il peut parler quatre à cinq langues. Le problème? Son bagage se limite à quatre mots dans chacune d’entre elles. Ce qui donne lieu à des situations particulièrement cocasses, comme lors de sa récente rencontre avec Mario Balotelli.

Heureusement que le ridicule ne tue pas, car le commentateur de Canal + n’en était pas à son premier essai. Retour quelques années en arrière, lorsque Joe Cole évoluait au Losc.

Rodolphe Gaudin

Son nom vous est moins familier, pourtant, vous le connaissez sûrement. Il y a quelques mois, à l’occasion de la dernière finale de Coupe de France remportée par Zlatan Ibrahimovic avec le PSG, le journaliste de France Télévisions s’était illustré en interrogeant maladroitement le Suédois, en anglais.

« What is your sentiment? », a-t-il d’abord commencé, avant d’enchaîner sur un magnifique « did you miss the Ligue 1 or you think so is Zlatan will miss the Ligue 1 in the future? » On notera que, juste avant la finale, l’ami Rodolphe s’était déjà loupé dans un tweet en anglais (« show must go one » au lieu de « show must go on »).

Nelson Monfort

La référence. Il est partout. A Roland Garros, aux JO, aux mondiaux d’athlétisme, de natation, de pétanque, bref, il ne loupe aucune compétition majeure. Traducteur chevronné, le journaliste de France Télévisions est aujourd’hui sur le déclin, et il lui arrive de traduire n’importe comme des interviews, comme celle d’Usain Bolt, invité d’honneur des championnats d’Europe de 2014. Bon, le hic, c’est qu’il faut être bon en anglais pour saisir les erreurs.

Daniel Lauclair

Le boulot, c’est chiant. Sauf si on sait le rendre marrant, comme Daniel Lauclair avec sa mythique traduction de Luis Enrique. Le journaliste de France Télévisions (décidément!), a pris son plus bel accent espagnol ringard pour doubler les propos du coach catalan. Culte. Attention, gros cliché.

Le traducteur de l’AJ Auxerre

C’est bien connu, José Mourinho parle beaucoup de langues, y compris le français. Et quand, en 2010, à l’occasion d’un match de Ligue des champions face à Auxerre, il se rend compte que l’interprète bâcle la traduction de ses propos, le Special One n’hésite pas à le reprendre et à faire le job à sa place. (Ca commence à 3min30 de la vidéo)

Anne-Laure Bonnet

Bon, on fait les mauvaises langues, mais on n’oubliera pas non plus que la journaliste de terrain de BeIN Sports abat un sacré boulot de traduction chaque semaine en Ligue 1 et en Ligue des champions. Espagnol, anglais, italien, portugais, allemand, elle les maîtrise toutes, et il paraît qu’elle aurait pour ambition de se mettre au russe avant le mondial 2018. Respect.

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