Des scientifiques éthiopiens et suédois de la Swedish University of Agricultural Sciences et de l’Université d’Addis-Abeda ont montré que le poulet vivant est un moyen de protection contre le paludisme, appelé aussi malaria.

Une question d’odeur

En observant le comportement des moustiques Anopheles arabiensis, ils ont remarqué que ces insectes ont pour habitude d’éviter les poulets. C’est une expérience menée dans l’ouest de l’Ethiopie qui a permis de mettre en évidence ce constat.

Après avoir observé que les moustiques semblaient reconnaître les poulets à l’odeur, les scientifiques ont fait une extraction des plumes des poulets utilisés pour l’expérience afin d’analyser les composants odorants. Cela a mis en avant un composant unique dans l’odeur émise par le poulet qui repousse les moustiques.

Les scientifiques ont ensuite installé des pièges à moustiques dans 11 maisons pendant 11 nuits en pulvérisant les odeurs de différents animaux. Ils ont observé que beaucoup moins de moustiques étaient capturés dans les appâts ayant une odeur de poulet. Ils ont aussi conclu que les moustiques utilisent leur odorat pour localiser un être vivant, s’ils veulent le piquer.

« Nous avons été en mesure d’identifier un certain nombre de composants odorants naturels qui pourraient repousser les moustiques vecteurs du paludisme. »

C’est ce qu’explique Rickard Ignell, l’un des auteurs de l’étude. Un poulet vivant dans une cage à côté du piège a eu le même effet répulsif sur les insectes transportant le virus. Selon la BBC, le chercheur Habtie Tekie, de l’Université d’Addis-Abeba et ayant travaillé sur la question, a souligné que ce sont les composants de l’odeur du poulet qui pourraient fonctionner comme des répulsifs.

Cependant, cette même équipe de scientifiques a affirmé dans leur rapport que certains moustiques ont développé une résistance aux insecticides. De nouveaux essais et des contrôles ont ainsi besoin d’être effectués.

Carte des zone à risques où la maldie est présente Source: Atelier.net
Carte des zones à risques où la maladie est présente
Source: Atelier.net

Une source d’espoir

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le paludisme, appelé aussi malaria, a tué plus de 400 000 personnes en Afrique en 2015. 215 millions de cas ont été répertoriés cette même année. Bien que le taux de mortalité et les infections sont en constante baisse, les acteurs et les grandes entreprises mondiales opérant dans le secteur de la santé continuent de chercher de nouvelles pistes de prévention contre la propagation de cette maladie mortelle. Le parasite du paludisme, qui se cache d’abord dans le foie avant de se propager via la circulation sanguine, peut se transmettre d’une personne à une autre à partir du moment où l’une des deux est piquée par un moustique.

À moyen terme, l’idée serait de pouvoir extraire l’odeur dégagée par le poulet contre le moustique pour en faire un spray de protection contre la maladie. Tous les résultats et observations des scientifiques ont été publiés dans le « Malaria Journal ».

 

 

 

 

 

 

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