Ce soir aux Etats-Unis, se déroulera le 50e Superbowl de l’histoire entre les Brancos de Denver et les Carolina Panthers. Sport mineur en France, le football américain déchaine les passions seulement lors de ce fameux Superbowl. Explications.

 

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CET EVENEMENT EST PLUS SURCOTÉ QUE MATHIEU VALBUENA

 

Le fameux Superbowl, son show à l’Américaine, ses feux artifices, son hymne national chanté par des grandes stars et le spectacle de la mi-temps, aussi. C’est un peu comme si à la mi-temps finale de la finale de la Coupe de la Ligue, Booba venait chanter et que Laâm lui emboîtait le pas pour entonner la Marseillaise (ah non mauvaise idée, ça a déjà été fait ce fut un fiasco). Mis à part le show, ce qui est épatant, c’est l’engouement français pour cet événement en particulier. On pourrait les qualifier de fans polaroïd pour leur instantanéité. Car durant la saison régulière et les playoffs, rares sont les tweets et références à ce sport typiquement américain. Mais début février, comme par magie tous les footix (ouais, ça marche aussi pour les ricains, mais avec l’accent c’est plus classe) se réveillent avec des hashtags grotesques comme #LetsGoBrancos ou encore #TeamPanthers. Alors qu’avant pour toi les Brancos c’était une marque de Céréales et Panthers de couches-culottes pour bébé. Et puis ok, ce sport est intéressant, il faut l’admettre, mais seulement à petites doses, genre sur Bein Sport, le Grand Zap’US avec des extraits, c’est parfait. Parce qu’un match qui dure 3h… Non merci. On est où là ? Pour un match de foot US, on a le temps de mater deux bonnes rencontres de (vrai) foot européen.

 

« Lucides et vaillants, nous vaincrons »

 

Le football américain c’est aussi et surtout la série Friday Night Lights. Qui n’a pas rêvé d’être Bryan « Smash » Williams ou encore Tim Riggins, mais surtout de sortir avec Minka Kelly ? Qu’il jette la première pierre. Et puis le coach… THE coach, Monsieur Eric Taylor, un entraineur à montrer au séminaire de la DTN en juillet. Le mec a tout pour lui… psychologie, tactique et technique. On est loin de René Girard ou Ghislain Printant. Voilà ce qu’est le foot américain. Tout, sauf les hipsters-footix qui se découvrent une passion pour la discipline à l’occasion du Superbowl et qui s’en disent fan. Et que dire de la deuxième catégorie, celle des mecs qui veillent juste pour voir le show de la mi-temps. Mec si tu veux voir des concerts abonne-toi à MTV et ne pourris pas la timeline d’innocents. Ensemble, nous arriverons à stopper ces individus étranges, mais comme dirait le coach Taylor, «lucides et vaillants, nous vaincrons»

 

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