À l’occasion du jour de la naissance de Malcolm X, Skyzo retrace brièvement le parcours du « fils préféré d’Harlem » qui aurait eu 91 ans aujourd’hui.

La naissance d’une voix

Son charisme et son éloquence constituaient l’essence même de sa personne.Décrié, critiqué, Malcolm X, n’en demeure pas moins une légende. Son amour pour le peuple noir et la défense de la cause afro-américaine l’ont inscrit dans l’histoire à tout jamais. Malcolm X n’a pas attendu Lemonade de Beyoncé pour revendiquer sa « négritude ». En effet, dès 1952, il prône l’idée que les noirs doivent être fiers de leur couleur de peau et disposer de droits civiques égaux à ceux des blancs. Certains le disent extrémiste, raciste, certes il est vrai qu’après avoir été persécuté toute son enfance par le Ku Klux Klan, sa maison incendiée par ce même groupe à deux reprises, son père assassiné par ses membres. On comprend qu’il fut difficile pour lui de voir l’homme blanc comme un allié à cette époque.

L’ascension d’un leader

C’est en prison qu’il s’instruit en autodidacte. De Shakespeare à Platon, oscillant entre lectures philosophiques et sociologiques en passant par des lectures religieuses, Malcolm X grandit et se construit. Intégrant NOI (Nation of Islam) en 1952 après sa libération de prison, Malcolm X développe au fur et à mesure de ses discours, son talent d’orateur. Son aura médiatique ne cesse de grandir. Au bout de quelques années, il s’aperçoit que le responsable du mouvement Elijah Poole qui se présente comme le « Messager de Dieu » sous le nom de Elijah Muhammad n’est qu’un imposteur dont rien ne le rattache à l’Islam, ni même à la cause noire. Celui-ci poursuivant seulement ses ambitions personnelles. Déterminé à poursuivre la lutte pour la cause afro-américaine. C’est après avoir quitté NOI, que ce militant des droits de l’Homme fonde sa propre organisation en 1964 , « The Muslims Mosque Inc ». Ses nombreux partisans le suivent. Après la création de son organisation religieuse, accentué par son rapprochement à l’enseignement sunnite de l’Islam, enseignement bien loin de celui prôné par Elijah Poole, et des révélations choques de Malcolm X sur Elijah Poole font de lui l’homme à abattre pour NOI.

 

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Le Voyage

Avril 1964 : Son voyage à la Mecque marque un tournant décisif dans sa perception de l’Homme blanc.Ce voyage va réformer totalement sa pensée et réduire à néant sa haine de l’Homme blanc. Il déclara durant son voyage à la Mecque dans une carte postale adressée à Gloria Richardson (Mouvement des droits civiques) : « Meilleurs souvenirs de la terre d’Arabie. Allah m’a permis de visiter la ville sainte de la Mecque où des pèlerins de toutes les couleurs de peau, toutes les couleurs soulignées et de tous les pays du monde font preuve d’un esprit d’unité et de fraternité tel que je n’en ai jamais vu ailleurs. Quel spectacle ! »

Sa lutte pour la cause afro-américaine n’est plus teintée d’une haine envers les blancs, mais son envie grandissante et sa motivation acharnée de faire en sorte que les afro-américains disposent de droits civiques au même titre que les blancs en ayant recours au Droit. Ainsi, il décida de s’aligner sur la pensée de Martin Luther King, le soutenant et faisant front avec lui.

Mai 1964 : Malcolm X fonde à la suite de son voyage à la Mecque, « l’Organisation pour l’Unité Afro-américaine » dans le but de réunir tous les partisans de la cause afro-américaine et cela en ne tenant compte ni de leur religion, couleur de peau, ni même de leur ethnie.

Son but ultime : Rassembler tout le monde contre les injustices vécues au quotidien par les afro-américains.

L’homme meurt, les idées demeurent

21 Février 1965, alors qu’il s’apprête à révéler les noms de ceux qui souhaitent l’abattre, Malcolm X est assassiné par des supposés membres de NOI sur fond de complot avec les hautes autorités américaines (FBI). Malcolm X reçut pas moins de 22 balles sous les yeux de son épouse, de ses filles et de son assemblée de 400 personnes.


« Le fils préféré d’Harlem » prédit dans son autobiographie en évoquant ses détracteurs : « Après ma mort, ils feront de moi un raciste, quelqu’un de colérique qui inspire la peur… Je ne suis pas raciste. Je ne crois en aucune forme de ségrégation. Le concept du racisme m’est étranger. Je n’apprécie pas tous ces mots en “ism(e)”.

 

 

 

 

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