VATICAN CITY, VATICAN - APRIL 10: Pope Francis attends his weekly audience in St. Peter's square on April 10, 2013 in Vatican City, Vatican. At the end of this morning's catechesis, the Pontiff made an appeal for those affected by the powerful earthquake in southern Iran. (Photo by Franco Origlia/Getty Images)

C’est en surprenant son monde que le pape François a achevé sa tournée américaine la semaine dernière. Le souverain pontife a annoncé la sortie de son album pop-rock, Wake up, le 27 novembre prochain. Skyzo a eu le privilège de l’écouter en premier.

 

Music-Pope Francis_DeMa
ROCK STAR

 

Track 1 – Fumée blanche
Track 2 – Touche pas à mes gosses
Track 3 – Al Capote
Track 4 – Œil pour EI
Track 5 – Fidel entre les fidèles
Track 6 – Old el Paso
Track 7 – Ostie 2006
Track 8 – San Lorenzo
Track 9 – Le Messi ne vient pas
Track 10 – Sixtine dollars baby
Track 11 – Vin Sale
Track 12 –Christian Rahpsody

 

On le savait différent de Benoit XVI. Progressiste (sauf sur l’homosexualité et la contraception, et plein d’autres choses en fait), pacifiste et humble, François Ier s’est inscrit dans la lignée d’un Jean-Paul II tant par ses actes que ses paroles. Mais en sortant le premier album rock de l’histoire du Pontificat, l’Argentin se fait définitivement une place au soleil dans le game de la modernité vaticane. Des sonorités aux paroles en passant par la tracklist, le pape envoie du bois.

 

«DésÉmileLouiser l’Eglise catholique»

 

Wake up commence par une intro de trois minutes, «fumée blanche», dans laquelle François Ier raconte comment, après avoir abattu dix de ses rivaux à mains nues, il a été nommé à la tête du Vatican. L’album est très sombre car on ne rigole pas avec el padre.

 

Le natif argentin n’hésite pas à parler des sujets qui fâchent, quitte à mettre l’image de l’Eglise en péril. Ainsi, dans «touche pas à mes gosses», il est question de «désÉmileLouiser l’Eglise catholique» en «pendant les chiens par les couilles». Des mots très forts – quoiqu’un peu moyenâgeux – qui vont sans doute faire réfléchir ceux qui comptaient encore passer à l’acte.

 

Sur le thème de la sexualité, dans l’excellent «Al Capote», le souverain pontife remet les points sur les « i ». Après un message d’ouverture au sujet du préservatif, il rassure les siens en dénonçant cet « objet du démon » qu’il faut cesser d’utiliser, et demande aux catholiques «d’arrêter de baiser comme des lapins s’ils ne veulent pas de bambins.»

 

«Le Jorge Mendes de la diplomatie mondiale»

 

Mais la première œuvre musicale du souverain pontife ne débute vraiment qu’à partir de la quatrième piste, «Œil pour EI», où il répond aux menaces de Daesh, qui a pour but de l’éliminer, en narguant l’Etat Islamique («qu’on m’assassine est la meilleure chose qui puisse m’arriver»). Et de conclure le morceau en adressant un message aux chrétiens d’orient : « la sainte armée vous délivrera en multipliant les pains dans la gueule de ces rats.» Sanglant.

 

Sur le thème de la politique, François Ier poursuit sur un «Fidel parmi les fidèles» où il fait l’éloge de Fidel Castro et de ses survêtements Adidas sortis tout droit des séries américaines des années 80. Le padre du Vatican raconte aussi comment il a convaincu Cuba et les Etats-Unis de renouer le contact via un simple échange de prisonniers tel, «le Jorge Mendes de la diplomatie mondiale

 

Cocaïne, San Lorenzo et Lionel Messi

 

Très attaché à la cause des Latinos dont il fait partie, le pape dédie «Old el Paso» à tous ces « immigrés hispaniques rejetés par cette putain d’Amérique». Il n’en demeure pas moins critique envers les peuples d’Amérique Latine à qui il conseille de « délaisser la poudre blanche pour le corps du Christ.» Notons que le souverain pontife a hésité à intituler le morceau «Tac au Tacos».

 

Dernière thématique, le football. Hincha et socio des Argentins de San Lorenzo, il admet avoir invoqué Jésus pour permettre à son équipe de remporter la Copa Libertadores pour la première fois de son histoire, en 2014. Ou comment utiliser ses pouvoirs à de justes fins. En revanche, et malgré moult essais, François explique dans « Le Messi ne viendra pas » qu’il n’a jamais réussi à lever la malédiction qui planait au-dessus de Lionel Messi en équipe d’Argentine en concluant que, « n’étant pas le fils de D1OS », il est naturel que le Catalan ne donne aucun titre à l’Albiceleste.

 

A noter la présence de morceaux plus légers tels que, Sixtine Dollars Baby, Ostie 2006 ou Christian Rhapsody.

 

Note finale : 4/10. Un pape qui fait du rock, c’est non.

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