Tender, pour les amoureux… de bouffe

Tout le monde connait Tinder, l’application qui a remodelé les codes de la drague aux quatre coins du monde. Découvrez à présent Tender, son équivalent en cuisine. Inventée par trois universitaires de Charleston, cette appli a pour ambition d’aider les mous du tablier à se forger une culture culinaire. Le tout, en conservant les grands principes de Tinder.

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Il en faut peu pour changer la nature d’un mot, d’une marque. Il suffit, par exemple, de remplacer une lettre par une autre. C’est exactement ce que les créateurs de l’application Tender ont fait pour parodier Tinder, la célèbre application de rencontres conçue pour smartphones, et surfer sur la hype dont bénéficie cette dernière. Tender est autant une référence au générateur de rencontres amoureuses/d’un soir qu’à la tendreté d’une viande cuite à feu doux. Car oui, il est ici bien question de bouffe. On ne rencontre personne sur Tender, mais l’on voit défiler des recettes de plats publiés par monsieur tout le monde pour qui serait en panne d’inspiration avant de recevoir du monde pour diner à la maison ou qui serait avide d’étoffer un peu plus son arsenal culinaire et s’en vanter plus tard sur… Tinder. Eh ouais.

 

Tender ne s’est pas contenté de détourner le nom de son modèle, il en a aussi calqué le modèle économique (l’application est gratuite et disponible sur iPhone et Android) et le mode de fonctionnement. Ainsi, quand on n’aime pas une recette, on slide à gauche, et quand on a un crush, on fait le mouvement inverse. En revanche, ne vous attendez pas à une réponse de la part du plat que vous courtisez. Le Tender-match est évidemment à sens unique, et vous pouvez retrouver les recettes que vous courtisez dans votre Cook-Book, équivalent 2.0. du livre de cuisine de grand-mère. A vous le cuistot-game et, pourquoi pas, bientôt la victoire finale dans Top Chef, Masterchef ou toute autre émission capable de vous donner un dalle d’Ethiopien même après avoir mangé un boeuf entier au cours de la précédente demi-heure.

 

Plus que pour briller en société, l’application a été conçue par un trio d’universitaires de Charleston pour qui cuisiner n’a jamais été une partie de plaisir, afin d’aider leurs pairs, aussi peu doués dans l’art de la conception de plats sains, goûteux, voire les deux à la fois. Car qu’on se le dise, le triomphe de la malbouffe est plus celui de l’inculture culinaire que celle de la pauvreté de la jeunesse occidentale – pour se remplir la panse au Mcdo, il faut compter au minimum dix euros, ce qui n’est pas franchement donné. Si Tinder a réussi à répandre sexe et amour aux quatre coins du globe, pourquoi Tender ne réussirait pas à engendrer des cuisiniers en herbe à la même échelle?

 

 

 

 

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